Vous n'avez pas pu passer à côté des photos de Nicole Ritchie ici qui se promène sur la plage, affichant une maigreur effroyable. Ni ne pas entendre l'histoire de cette mannequin brésilienne qui est morte d'une infection urinaire, car son corps était trop faible pour lutter contre cette affection bénigne.ici

Tout ça pour dire, que la mondialisation des images d'une beauté squelettique, qui est loin de correspondre au format d'une alsacienne nourrie à la flammekuche, influe de manière très directe sur ce qui peut se passer dans un collège de la banlieue de Mulhouse.

La semaine dernière, trois élèves ont été récupérées par des ambulances après une séance d'endurance. Trois élèves de quatrième et de troisième. Trois filles.

Lentement les ambulances sont passées sous la fenêtre de ma salle, tandis qu'au fond de celle-ci, une chaise restait inoccupée. Celle d'une élève brillante, aux parents un poil rigide à ce qu'on dit. Une élève qui a maigrit petit à petit depuis le début de l'année, disparaissant dans ses classeurs. Cette jeune fille semble pourtant joyeuse au quotidien, amicale et ouverte. Bref, assez intelligente pourrait-on penser, pour ne pas adhérer à des modes ambiantes et adolescentes.

Sauf que.

Sauf que l'anorexie n'est pas juste une mode, c'est une maladie, une vision déformée de soi. Commet alors aider ces jeunes filles qui n'ont pas toujours conscience d'être malades?

Je cherche le moyen d'agir à mon niveau, mais je reste sur ma faim...