La Belgique était plus ensoleillée que j'aurais pu l'envisager. Nu-bras, nul bras ballants, enfoncés dans le pays Brabant. A Bruxelles, la désillusion d'un cafetier sur la politique intérieure et les taxes dont il doit s'acquitter pour changer le nom de son bar. Et de fait, celui-ci a gardé son nom alsacien: la Cigogne.

Un peu plus tard, chez un réparateur de pare-brises mandaté par la police à l'occasion d'un vol avec effraction sur mon véhicule automobile dans les rues de la cette capitale hétéroclite qu'est Bruxelles: "Vous savez, les politiques, chez nous, ils passent leur temps à se chamailler sur quelle langue on doit parler et ne s'occupent pas des problèmes de sécurité". Chose étonnante, aucun de ces échoués du pare-brise du jeudi soir n'a blâmé l'immigration. Faut dire que l'un était grec, ancien salarié de chez Renault Villevorde et l'autre italien, patron d'un petit resto.

Plus tard dans le week-end, à Brugges, pays flamand, une maraîchère qui nous ignore crânement alors que nous tentions d'acheter quelques tomates. Un vendeur de vêtement qui fronce les sourcils en m'entendant parler français, puis qui se rassure "Ah mais oui, vous vous avez un français pur! Vous ne parlez pas le dialecte, vous êtes française n'est-ce pas?"

Notre hôte sur le bord du canal qui s'efforce de nous parler français me rend un peu perplexe. La voix de la Belgique me parle, et moi j'ai envie de me boire encore une bière fraîche en écoutant le carillonneur et en dégustant des frites.

Pour terminer: le prix des cigarettes au Luxembourg est affiché en comparant le prix avec les pays limitrophes. La différence va jusqu'à 20€ pour certaines cartouches.